La Lilliputienne et le Savoir, voilà l'une des principales catégories de ce carnet, que je mets en train aujourd'hui par ce billet. Parmi toutes les postures à adopter, celle d'une Lilliputienne, ce qui me sied le mieux, car elle sait se faire aube d'émerveillements incessants. Il faut bien reconnaître que j'aime voir les dessous des choses, ce qui est bien plus aisé aux petits qu'aux grands qui, eux, doivent pratiquement mettre tout à la renverse pour y parvenir ! Et n'allez surtout pas croire que les petits pas ne mènent jamais à des sommets, que nenni ! Bon, allons, suffit la fantaisie, car c'est la sérieuse Montagne du Savoir que nous comptons gravir ici. Au pire, graviter autour. Au fait, j'ai la révolution longue et lente - mais assurée -, il vaudrait mieux que vous vous fassiez à cette idée, si vous comptez m'accompagner...
Il y a quelque temps, Mister H, l'auteur du splendide carnet Giornale Nuovo avait, dans l'un de ses billets, mis en lien une page relatant la "généalogie" d'une expression qui m'avait été inconnue jusque là : « We are like dwarfs standing [or sitting] upon the shoulders of giants, and so able to see more and see farther than the ancients. ». J'ai retracé là, en français, ce qui serait possiblement le texte original, en français, que voici : « Nous sommes des nains juchés sur des épaules de géant. Nous voyons ainsi davantage et plus loin qu'eux, non parce que notre vue est plus aïgue ou notre taille plus haute, mais parce qu'ils nous portent en l'air et nous élèvent de toute leur hauteur gigantesque ».
Bernard de Chartres, XII eme siècle.
l'un de ses contemporains, Jean de Salisbury après lui , Salisbury ayant écrit à son sujet et étant très inspiré par Bernard.
L'expression, semble-t-il, aurait été employée assez couramment par les auteurs et penseurs du Moyen âge et de la Renaissance
Bernard de Chartres (XIIe)
Élève de Thierry de Chartres. Auteur d'un traité néo-platonicien, De Mundi Universitate. Jean de Salisbury l'a rendu célèbre en le citant dans son Metalogicon : « Bernard de Chartres disait que nous sommes comme des nains montés sur les épaules de géants, si bien que nous pouvons voir plus de choses qu'eux et des choses plus éloignées, nullement de par l'acuité de notre propre vision, ou la hauteur de notre corps, mais parce que nous sommes soulevés et portés en haut par leur grandeur gigantesque. »
histoire
"On the shoulder of giants" has generated a great deal of interest in recent years, particularly after Great Britain included the phrase "Standing on the Shoulders of Giants" on the edge of its £2 coin starting in 1997. A new coin of the series is released every year, each one celebrating a significant contribution to science made by a British citizen. For a rather entertaining look at the origins and use of the phrase throughout history, Robert Merton's On the Shoulders of Giants is an excellent read.
- answer by Joe Yoon, 8 February 2004



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