
Toute une histoire
Dans une coquille de noix
Une coquille
Chaude comme la neige au fond de la mer
Jehan Mayoux*
C'est ma découverte du matin. Ce poème, parce que c'est hier, chez Milad, que j'ai découvert l'auteur. Charmée par l'Horizon de Milad ("cité par Milad", me corrigerez-vous
), j'ai voulu, ce matin, en savoir plus long sur ledit poète. Vous m'suivez ?
Jehan Mayoux, donc. Déjà, en cliquant sur le nom ci-dessus, vous pourrez lire à son sujet, et quelques autres de ses poèmes. Autrement, le Centre de recherche sur le Surréalisme nous offre deux de ses écrits, en lectures complètes : La rivière Aa et Le Principe d'équivalence et sa moyenne élevée. Sur le site du Centre, hébergé par celui de l'Université de la Sorbonne nouvelle, nous avons également accès aux Cahiers MÉLUSINE, aux Bulletins Antonin Artaud, à des comptes rendus de lectures, ainsi qu'à des bases de données, une série d'essais, articles inédits, recherches en cours; des notes plus ou moins brèves; des documents et des traductions de travaux... Alouette, aaaaah ! à ne pas négliger non plus, une liste de liens extrêmement étoffée, toujours sur le Surréalisme, of course !
D'un "humour impeccable" écrit-on avec raison, je vous propose en supplément un extrait, le début en fait, de LE PRINCIPE D’ÉQUIVALENCE ET SA MOYENNE ÉLEVÉE :
PREMIÈRE APPROCHE
1. Manipulation.
L’opérateur prend une pomme de bonne qualité ; la reinette du Canada, en septembre-octobre, fait on ne peut mieux l’affaire, mais, à condition de choisir un spécimen bien formé, presque toutes les variétés peuvent être utilisées.
Si on emploie une lame de dimensions suffisantes, bien affilée, il est relativement facile, moyennant un entraînement raisonnable, d’obtenir, par une coupe rigoureusement plane, deux moitiés de pomme identiques.
2. Banalité.
Prenant la moitié gauche entre le pouce et l’index de la main droite, l’autre moitié par les doigts correspondants de la main gauche, il vous est aisé d’appliquer l’une sur l’autre les surfaces de coupe et de les faire coïncider exactement.
La pomme réapparaît entière ; seule une imperceptible ligne fait savoir aux initiés qu’elle se compose de deux moitiés (mais quelle pomme non encore traumatisée ne comporte deux moitiés ?).
La suite est là. Ne boudez pas le plaisir !
*J'ai dû recourir à la cache de Google pour le texte auquel je référais à propos de Jehan Mayoux puisqu'on affiche une page d'erreur 404 - not found avec le lien d'origine. Malgré tout, je souligne que ça provient du site de Réfractions, site de recherches et d'expressions anarchistes pas inintéressant...
(Qu'est-ce que cette dissémination de coques de noix dans ce billet, vous dites-vous, alors que les premiers vers de Jehan Mayoux ne justifieraient la présence que d'une seule ? Pffft ! J'devrais me gêner de faire plaisir à la Petite Poucette andersenienne en moi ? Hé ho ! je suis maîtresse de céans (à défaut de bien autre chose...), après tout !)



4 commentaires:
La pomme et la moitié : Tristan part à la recherche d'Iseult au pays d'Avallon (le pays des pommes) et la ramène sur sa coquille de noix. Au cours de la traversée, il lui offre d'ailleurs une pomme. Quelques péripeties (pépins?) plus loin, tous deux se découvrent la moitié de l'autre.
Ils sont égaux et même valeur, et non pas identiques. Chrétien de Troye et sa belle illustration du principe d'équipollence :)
Hein ?? Où ça le pollen ?? Ooh le courant d'air ! Aaaaahtchoum ! Ooh et maintenant ça grouille de vers, oooh la belle poésie procrastinatoire, quelle histoire, oooooh ! Chrétien, si je me souviens bien, c'est celui qui a chassé le serpent ? Aaah que n'aurait-il fait pour les doux yeux de la Belle Hellène éperonnant son bel étalon !! C'est pas triste han, pour Iseult, l'union de leurs demi-principes complémentaires, à elle et à Tristan ? Euh pardon, c'est le cidre qui m'enivre, vive l'union des moitiés et levons nos demis à la félicité ! Hic !
Et c'est ainsi, que Beethoven, sourd comme un pot, composa la IXème : Pom pom pom (plus grave, un ton en d'ssous) pom pom pom
Ah ouais, il n'est pas battable, le Beat'Oven. À l'écoute, il y a même le parfum délicat de la pomme qui vient chatouiller nos délicates narines.
Mais, puisque nous parlons de pommes,imaginez-vous qu'une relation bloguesque, grand poète de son état - appelons-le X pour les fins de notre propos et pour protéger son anonymat ^_^ -, eh bien ce poète ayant mis mon carnet dans ses liens m'a rebaptisée : LE FRUIT DÉFENDU !
Voilà, je suis intemporelle et croquable. Mais attention, j'ai des crocs.
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