17.8.05

Chronique diariste III (suite et fin)

Le beau temps se maintient. Un peu de houle en mer, mais la chasse à la baleine est envisageable par ce beau vent fort soufflant dans la bonne direction.

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Suite (et fin) de la Chronique diariste II. Non, public en délire, n'insistez pas, je tourne la page définitivement.

Chu trop malade, même pour vivre des expériences paroxystiques, sacré nom de ! Ça me jette à terre, moi qui y rampais déjà depuis... depuis quand donc ?

Meuh non ! Je blagueuh. Non, c'est vrai, hein, ça va toujours. Hier, un rappel au calme et à la mesure par la colonne qui s'échine à bien se tenir, sinon l'énergie circule encore assez fluidement. Ce répit-ci (cerépicicerépicicerépici), ce répit-ci, s'il ne s'agit que d'un répit, est différent des précédents, en ce que je me sens en pleine possession de mes capacités cette fois. Je dois tout de même y aller doucement, comme une convalescente (alors que j'ai une envie furieuse de tout faire, et plus encore !). Par ailleurs, je sais pertinemment que tout n'est pas encore en contrôle ou identifié, mais bon, tuçuitt là, c'est franchement c o o l !

C'est pourquoi je mets un terme à cette chronique. Y a mieux à faire que de raconter sa non-vie, eh (si nécessaire, voir au dico l'entrée "dérision"). Parlant de non-vie, le terme n'est point juste. Il est vrai que la maladie nous entraîne aux confins de la limite, mais si elle n'est pas mortelle, y a de la vie dans la maladie. Je serais tout de même du genre à préférer éviter d'en faire l'éloge au cas où ça l'inciterait à se loger sous ma peau de manière à me faire renier tous ces derniers mots, mais je m'avancerai, oui, je m'avancerai le bras levé très haut et tenant fermement de ma main la torche à la chatoyante flamme symbolisant la vie et... aïe aïe ! je me suis brûlée le bout du doigt de la solennité ! Ouais, bon, fff fff j'en étais où ? Ah oui.

Lâ, lâ, je suis en recherche active d'une région d'adoption ou d'un 2 1/2 potable et pas cher à Mourial, dans Ahuntsic ousqu'y a plein d'arbres pis une rivière et pis que ça pue pas comme sur le Plat-taux culturé. J'ai ben pensé à me trouver un sugar daddy aussi, mais je suis allergique aux chauves tout écrapous et aux doigts gras. Pis je r'gârd' pour une tit'job à maison, hâtant par ciel. Faque si vous pensez que j'ai le temps pour une chronique diariste, je suis déjà assez chronique de même moi-même, r'gârd' !

Bon, tuçuitt' lâ lâ, m'en vas m'dépêcher à faire ma fine un brin avant que vous ne décidiez de me quitter pour de bon. Or. Donc. À part les obligations urgentes à couvrir, j'ai quelques projets sur la table. Je compte maintenir La Voix de la carpe et La Tout-Seulerie, mais j'ai l'intention d'avoir 3 ou 4 autres blogs. Je vous ai déjà mentionné le projet de dialogue autour de Nietzsche avec Milad. Première plate-forme à mettre sur pied (j'avais déjà fait quelque chose chez Blogsome, mais je connais trop peu wordpress et souhaiterais accorder plus de temps à autre chose que d'avoir à me familiariser avec un système trop différent. Par contre, ce ne sera pas sur Blogger, parce qu'on ne peut pas établir des catégories).

Parmi mes autres projets, il s'en trouve un dont je garde le secret. Même si je ne crois pas passer incognito longtemps aux yeux des connaisseurs du genre. Un cinquième sera consacré à revoir et reconsolider ma formation de rédactrice/réviseure/correctrice (de la manière la plus stimulante possible pour le lecteur), dans le but de devenir travailleuse autonome en ce domaine. La recherchiste, elle, n'a pas trop fait relâche, aurez-vous remarqué. Le sixième et dernier blog sera principalement d'ordre socio-politique.

Vous aurez compris que le rythme de publication en tous ces espaces sera différent de celui adopté jusqu'ici. Remaniement d'ailleurs sur La Voix, où vous retrouverez surtout des extraits de lectures, parfois accompagnés de commentaires, ou des comptes rendus d'autres livres lus en parallèle à mes occupations mais qui seraient généralement sans rapport avec mes autres blogs. Enfin, j'ai des idées pour plusieurs nouvelles, un ou deux romans, deux essais (l'un, petit manifeste anti-racisme; l'autre, traitant des rapports médecin/patient et +), quelques contes ou récits (dont au moins un à retravailler déjà). Cela pour dire que La Tout-Seulerie n'accueillera probablement plus de textes en leur entier, car je compte chercher à les faire publier.

Rome ne s'est pas fait en un jour. Et tout ce qui précède demeure subordonné à mon état de santé. En écrivant auparavant qu'il y a de la vie dans la maladie, je songeais à la Beauté dont j'ai fait des réserves ici par mes retranscriptions d'extraits et par mes recherches d'images, et en m'aventurant dans vos univers. Confinée chez moi le plus souvent, mes forces et mes activités étant nettement réduites, j'ai trouvé à animer ma vie joliment via Internet, mes lectures et mon écriture. Vous m'avez fait le plaisir de fréquenter ce lieu, des liens se tissent avec quelques-uns d'entre vous, mais aussi muets seriez-vous demeuré, votre présence assidue était encourageante.

Me manque plus qu'un zeste de discipline pour réussir ma limonade. Z'en auriez à m'prêter ?

Mais je n'suis pas solvable.

Hon !



4 commentaires:

PGD a dit...

Que de projets ! Nous sommes déjà appatés. Il faudra nous tenir au courant des développements...

Anonyme a dit...

Mais vous êtes une vraie graphomane ! Marie vous a bien surnommée.
Allez, tout le plaisir sera pour nous.

Danielle a dit...

Depuis le temps que ça mijote ! Je dois dire que mes désirs n'ont jamais été aussi nets. Cela se fera, avec ou sans compter les imprévus, et les variations obligées, si les dieux me prêtent forme(s).

Pour sûr que je vais vous tenir au courant, eh ! deux mecs au verbe net et passionné, on les prend sur le pouce ou en bandoulière...

Danielle a dit...

Égrégore, tantôt j'ai glissé sur le mot de crainte de... rassurez-moi... c'est pas une autre maladie, ça, la graphomanie ?? Y a un remède ??

^_^

Ça vous donne une idée de la frustration que j'ai pu parfois éprouver dans ces trop fréquents moments de faiblesse. Le cerveau est alors comme tout le reste du corps, sans énergie, il ne peut pas fournir d'efforts. Des tas de choses que j'aurais eu à écrire, il me fallait me résoudre à me voir n'en laisser passer que de très minces filets plus souvent qu'autrement. Ou même de constater que je ne parvenais pas à rendre mes idées aussi clairement que j'en suis capable en bonne forme (je ne suis pas là en train de dire qu'en bonne forme, elles soient toujours claires, eh).

Enfin, réjouissez-vous tous de mes projets, ça vous évitera de me voir envahier votre territoire jusqu'à ne plus voir que moi !

Hé hé hé, ke ye mamouze !