
Le 2 septembre dernier, j'aurais voulu écrire un billet à propos de Victor-Lévy Beaulieu. Le 2 septembre, sachant que c'était le jour de son anniversaire, parce que, malgré tout, le soulignement de ce jour-là se revêt d'un symbolisme lorsqu'il s'en trouve autour de nous pour le célébrer. Il est arrivé que j'étais trop mal en point pour le faire (aujourd'hui est une belle accalmie). C'est tout aussi bien, parce que le passage du temps a permis de laisser décanter les impressions déposées par ma récente lecture du deuxième volet de sa saga des Beauchemin, le roman de Jos Connaissant.
En premier lieu, ma connaissance de l'univers de VLB provient de ses téléromans. Avec des "potes" originaires du Bas-du-Fleuve, par exemple, on s'est offert une bonne p'tite jasette déjà, là, à ce sujet. J'y avais fait un bref décompte des quelques lectures que j'ai pu faire de ses livres, ce que je ne compte pas répéter dans son entièreté ici. L'avant-dernier livre que j'ai lu de VLB, c'est ÉCRIRE. De Race de monde au Bleu du ciel., un ouvrage où il traite de son travail de feuilletonniste. Ses propres mots ne trouvent aucune contradiction avec les miens lorsqu'il écrit : « En réalité, je n’écris pas de téléromans. Je cherche du mieux que je peux à sortir des lieux communs auxquels me conditionne une société qui a si mal à sa vessie qu’elle voudrait s’en faire une lanterne. Le Bleu du ciel est là parce que je tiens à lui dire que je ne suis pas dupe du fait qu’elle soit si basse de plafond et s’en glorifie plutôt que d’en être humiliée. » Malheureusement, ne furent pas accordés au Bleu du ciel les moyens minimaux pour sa juste réalisation, et ni l'auteur ni son auditoire n'ont pu voir sa suite puisqu'on a interrompu le téléroman prématurément.
Victor-Lévy Beaulieu, pour moi, c'est du même ordre que Marcel Dubé et son Monde, en dépit des différences de leurs univers. Je m'assoyais devant le téléviseur, avide de voir leurs représentations inédites d'un monde que je connaissais par coeur pour l'avoir inscrit dans le corps. J'entends par là que leurs histoires donnaient réalité aux lourds non-dits de l'univers dans lequel je baignais. Victor-Lévy, en particulier, brossait les tableaux tout crus des trames interdites de paroles qu'étaient les vies de ceux qui étaient nés pour un petit pain, c'est-à-dire ceux qui étaient écrasés par le fatalisme religieux et socio-culturel de l'époque. On comprendra pourquoi je dis que c'est à regarder ses téléromans que mon nombril a commencé à sécher. Alors que L'histoire des pays d'en-haut de Claude-Henri Grignon décrivait une époque encore plus misérabiliste, celle de mes parents et des leurs avant eux, VLB, lui, mettait en scène les Québécois de l'époque actuelle, dans tous leurs tiraillements, cherchant à se dégager du poids des répressions. Encore, VLB nous révélait l'existence des instincts "les plus bas" et les désirs de vie entravés et meurtris. Avec de pareilles perspectives, pas étonnant qu'il y ait eu des petits-bourgeois pour en éprouver de la honte... et pourtant, celle qu'ils exprimaient cachait la vraie... VLB n'invente pas le sordide, il montre le gros tas de poussière caché sous le tapis et les cadavres dans le placard, et on s'étonnerait que ça dérange ?!? En tout cas, moi je dis que ses mots et ses histoires sont de ceux qui m'ont permis de survivre à certains moments, à cause de la lucidité qu'ils manifestaient, telle une preuve que tout n'est pas qu'absurdité. 
« J’ai dit plusieurs fois pourquoi je suis devenu écrivain, ce qui n’a pas été un choix, mais ma façon à moi de me détourner de l’idée du suicide. Sixième d’une famille de treize enfants, j’ai aimé l’enfance que j’ai eue en dépit de la pauvreté de mes parents. Ce sont eux qui en ont le plus souffert parce qu’ils n’avaient pas été formés pour interroger la pauvreté, lui faire face et s’en libérer par la revendication. Ils avaient une vision parfaitement évangélique du monde et croyaient à l’intégrisme religieux catholique auquel ils s’étaient résignés comme la majorité du peuple canadien-français d’avant la Révolution tranquille. On ne leur avait pas appris à penser et ils étaient persuadés qu’ils n’en avaient pas le droit. Ils se sont donc laissés faire par des gouvernements qui ne réfléchissaient pas beaucoup plus qu’eux, ce qui les autorisaient à adopter des semblants de politiques dont les pauvres ont toujours fait les frais. La centralisation du pouvoir n’est pas un effet de la Révolution tranquille, mais l’a plutôt précédée. (…) Inutile que j’ajoute n’avoir jamais considéré faire partie de la génération dite des baby-boomers. J’ai plutôt pensé depuis toujours n’être d’aucune génération et n’avoir aucun moyen de m’y inscrire. (…) les vrais baby-boomers se retrouvaient, eux, à l’université parce que leurs parents avaient les moyens de les y envoyer. »(ÉCRIRE. De Race de monde au Bleu du ciel.)
S'il existe de nombreux points communs entre les réalités socio-culturelles qu'ont été les siennes et les miennes, je demeure intriguée par le fait qu'il ait pu accéder à certaines connaissances et une conscience du monde et de lui-même si tôt, là où j'ai, moi, si longtemps cherché, et erré. Car c'est inouï ce que j'ai pu lire dans Jos Connaissant, initialement paru en 1970, précédé de Race de monde et de La nuit de Malcomm Hudd, alors que VLB était dans la jeune vingtaine ! Du début de ma lecture de Jos, je n'ai cessé de me gourmander du fait de n'avoir pas tout lu L'Héritage déjà. Depuis le temps de son premier téléroman, Race de monde ! D'ailleurs, c'est à n'y rien comprendre, dans mon souvenir, j'habitais encore la maison familiale lorsque je le regardais, et pourtant j'ai lu sur la toile que sa première représentation avait été faite en 1978, alors que j'étais long gone from my sweethome then ! Mystère pour moi qui croyais pourtant l'avoir visionné en compagnie de ma seconde soeur aînée.
Il est vrai que je lis beaucoup moins de romans depuis dix ou quinze ans. Je leur préfère les essais la plupart du temps (aucun jugement de valeur, simple question d'intérêt), mais parfois je ressens des petites fringales du genre. J'ai lu Jos Connaissant par à-coups, mais le personnage, ses troubles et ses visions continuaient de m'habiter même le livre fermé. J'ai partagé ses moments de tendresse meurtrie, de quête d'absolu, de désespoirs et de désarrois. Le personnage est encore bien plus grand que ce que j'en dis. Et l'histoire étonne, choque, émeut, nous harponne. L'héritage de Victor-Lévy Beaulieu est une oeuvre de mémoire et un témoignage de l'histoire d'un grand nombre d'entre nous, Québécois. Pour lui faire un autre petit salut — et il me semble avoir trop peu dit encore —, je vais terminer avec différents extraits (j'ai eu l'embarras du choix et ai dû me restreindre) de Jos Connaissant. Pensez, en les lisant, qu'il les aura écrit alors qu'âgé de 23-24 ans. C'est tout autant impressionnant et actuel aujourd'hui, et souvent rempli d'une poésie aussi belle qu'inattendue. D'ailleurs, je ne sais pas si vous avez vu, le 18 septembre dernier, le beau documentaire que Manon Barbeau lui a consacré, Du bord des bêtes ? On y entendait le poète Michel Garneau lire du VLB, c'était magnifique...
« Marie n'a pas encore découvert mon secret, elle ignore que je couche dans une chaise pliante, au beau milieu de l'appartement, seul, une carabine sur mes genoux. Elle ignore que je passe toute la nuit éveillé parce qu'il faut qu'il y ait quelqu'un dans le monde qui songe à l'Apocalypse. »
« Je suis un serviteur fidèle et soumis. Je fais une facture au nom de Mme Monalesco, je prends une caisse, y mets les douze petites Mols, le pain et les cigarettes. Je demande à Jack les clés du camion jaune et je sors. Mme Monalesco habite à deux rues de la grocerie. C'est une vieille fille inoffensive qui se cherche un homme. Mais comme elle a la moitié de la face mangée par une tache de naissance et une moustache sous le nez, elle est mal greyée pour faire des risettes. Mon Dieu ! Que de misérables sur le chemin de Jos ! Que de sans-tête et que de têtes enflées ! Mon pauvre petit pays brûlé par l'alcool et la bêtise et les malformations physiques et l'ignorance : cela vaut-il la peine qu'on passe sa vie à te dénoncer ? Et pour quel avenir ? Trop d'heures perdues, trop de circonstances dont on n'a pas profité, trop de peurs enfouies au fond de soi, trop d'irresponsabilités. Les parents de Mam ont-ils donc eu raison de s'expatrier à Lowell où ils travaillaient quinze heures par jour dans les factories de coton qui leur mangeaient les poumons ? Les parents de Mam ont-il donc eu raison de devenir de ventripotents Américains fumeurs de White Owl et nègres blancs de Lowell ? »
« Mam disait : « Jos, la paix ça n'existe pas parce qu'on ne court jamais qu'après le monde de soi-même. Reviens donc, Jos. Mam est là, assise dans son lit, les bras en croix. Mam prie pour toi en se rappelant ta naissance, ta sortie, ta tête en bas, d'entre ses cuisses, et les lèvres qui refusaient de s'ouvrir pour la dure délivrance. Mon coeur bondissait dans ma poitrine. Tu étais mon premier, Jos. Fais pas mourir ta mère de douleur » - »
« — Est-ce qu'on va prendre mon char, Jos ?
Je lève la tête. Le silence de la mouche morte et noyée. Je dis :
— Non, l'autobus. Pour les paysages. Et pour être libres de regarder tous les deux la même chose en même temps.
Elle sourit de contentement, Il y a si peu de poésie dans la vie de Marie qu'elle accepte tout (que faire pourtant de cette cicatrice sur le bout de ma queue?) - »
« Au loin le métal vert du pont Jacques-Cartier comme une main d'Anglais sur le Grand Morial. »
« Pourquoi donc Marie se douterait-elle qu'au fond de mon panier je ne suis qu'un pauvre enfant de six ans qui tient sa queue ensanglantée dans le petit poulailler devant l'église des Trois-Pistoles ? Que te dire, Marie ? Que te dire ? »
« — J'ai tant de choses à comprendre. Parle-moi de toi, Jos.
— Est-ce possible, ça, de sortir du cercle de la méconnaissance? Que devient ce qu'on apprend aujourd'hui ? Notre mémoire, est-ce qu'elle nous jouerait pas un tour vicieux pour qu'on reste tout le temps pris dans la gangue du passé et de l'irréalité ? Marie, je pense que je ne sais plus reconstituer le temps tel qu'il était en lui-même, que je me l'approprie et le dénature selon ce que je suis maintenant. Ce que je ne voudrais pas, c'est que mes vieux amis puissent être en mesure de savoir ce que je pense maintenant d'eux. Que croiraient-ils sinon qu'il s'agit de quelqu'un d'autre ? Mais je sais qu'au fond ils ne se sentiraient pas concernés car quelle réalité peut donc avoir la perception que j'ai d'eux ? »
« Les chats hurleurs de l'espace me font des pieds de nez tandis que la terre disparaît dans le lointain de mes yeux. Il ne reste plus que du vide blanc et lorsque je me rends compte que mes yeux ne me servent plus à rien, je les dévisse de leur trou dans ma tête et les lance dans le feu des poussières cosmiques — je suis libre et pourtant enchaîné à ma montée vers la face de Dieu qui doit être rutilante au fond de l'azur. Et je monte toujours et la face de Dieu s'éloigne toujours. Dois-je comprendre que la face de Dieu ne rutile que dans l'azur de mon coeur ? »
« Nous avançons nos chaises. Pendant un moment, il y a le chaos, le bruit des pattes sur les tuiles, les fourchettes, les cuillers, les couteaux. Décrire l'instant, je voudrais passer ma vie à observer le monde dans l'emprisonnement du moment, je voudrais fabriquer de gros romans en ne faisant que décrire la même scène sacrée. Mais pour ça, il faudrait que mon corps soit plein d'yeux et que ces yeux mêmes soient immenses et dégagés de l'impureté, et froids, et inexistants à ma propre vie. »
« — C'est à Bibi que je pardonne le moins de choses. La Bible dit qu'on demande beaucoup à celui qui a beaucoup. Or Abel refuse la noblesse qui est en lui, et la facilité de cette noblesse.
Intuitive Mam qui a compris le secret de mon frère Abel cherchant le mépris pour ne pas avoir à se réaliser. »
Victor-Lévy Beaulieu, extraits tirés de :
Écrire, de Race de monde au Bleu du ciel. Collection : Écrire, Éditions
Trois-Pistoles. 2004.
Jos Connaissant, Éditions du Jour, 1970 Éditions Trois-Pistoles, 1996.



16 commentaires:
Il semble que 20six connaisse certains problèmes les derniers jours, et à nouveau ce soir, car le lien que j'ai mis dans mon texte à propos de la jasette ne fonctionne pas à ce moment-ci, malheureusement...
Je note ici, comme il m'est arrivé de le voir ailleurs, que VLB ne laisse pas indifférent. Soit qu'on aime, soit qu'on déteste, ce qui mon cas. Enfin, pour nuancer un peu, je dirai que l'écrivain de Race de monde était fabuleux, mais celui des téléromans est... disons assez moyen.
Daniel, s'il existe toujours un écart entre l'histoire écrite et l'histoire mise en images, qu'il s'agisse de téléromans ou de films, et que cet écart tende généralement au négatif pour la mise en images, je considère tout de même que chaque série des téléromans de VLB (Race de monde, L'Héritage, Bouscotte, Le Bleu du ciel) ne peut pas être considérée également moyenne comme tu le dis. Enfin, pour avoir un commentaire juste sur les téléromans, c'est moins simple que pour un livre, car l'on doit juger de la mise en scène, du montage, du budget alloué vs les besoins réels pour une production maximale, etc.
J'ajoute (cela va au-delà de ton commentaire, Daniel, j'ajoute car ce sont là des choses que j'aurais pu inclure dans mon billet d'hier dont j'ai bien dit qu'il ne contenait ps tout ce que j'aurais pu avoir à dire) : lorsque la présentation du téléroman Le Bleu du ciel a commencé, je me suis demandée si j'allais le suivre hebdomadairement. Je tiquais sur toutes sortes de choses. Mais je l'ai suivi, parce que je voulais savoir où VLB allait nous emmener, ce qu'il avait à dire. Parce que VLB fait partie de ceux qui, au Québec, pensent le monde et qu'on est toujours gagnant à pouvoir les entendre, même si on ne voit pas les choses comme eux (et peut-être surtout lorsqu'on ne les voit pas comme eux), parce que ça élargit notre vision, ou l'approfondit, ou la clarifie. En ne négligeant pas de dire qu'on a notre effort à fournir nous aussi, évidemment.
L'affaire, c'est que l'univers de VLB, c'est pas celui qui conforte le plus, ou qui berce. C'est pas le genre de choses qu'on préfère passer à la télé. Je dis ça, et pourtant, dans Le Bleu du ciel, sa manière de mettre l'amour en scène était d'une grande Beauté.
Ça me fait penser... On a souvent décrié la manière de langage "peu naturel" qu'il fait tenir à ses personnages. Ça me plaît beaucoup, moi, cette espèce de décalage. Je le comprends un peu comme un procédé fonctionnant en deux temps : parfois, c'est parce qu'il fait dire à ses personnages ce qui, dans la vie courante, n'est perçu qu'au fil du temps, il fait parler ses personnages comme s'ils savaient ce qui se trament en eux, alors que la plupart du temps cette trame-là se joue en nous et se joue de nous avant qu'on soit parvenu à en prendre totalement conscience. Et en d'autres moments, il me semble que c'est le langage (et la conscience) qu'il faudrait nous savoir tenir devant la grandeur de la vie, dans ses splendeurs, dans son tragique, dans sa gravité ou sa légèreté. Et c'est en lisant Jos Connaissant que je suis parvenue à saisir ça, enfin, parce que ça me chipotait tout le temps quand j'entendais les gens se plaindre de ce langage-là, car chez moi, ça développait une réaction bien différente, une curiosité intriguée et charmée.
VLB parvient à faire la démonstration que la beauté et la dignité, ça n'appartient pas qu'à une classe sociale, surtout pas à celle qui pense les posséder plus que les autres, car celle-là, en pensant ainsi, ne manifeste que sa courte-vue, enfermée qu'elle est dans son petit "grand monde".
Z'avez pas vu Fernand avec un balai ?
Cher Hrundi, auriez-vous fait des dégâts, ou une tempête de sable se serait-elle jetée sur vous au passage, en cette soirée d'exposure ?? Venez, venez vous abriter, je vous attends...
C'est par où ? Le temps de me démaquiller et je tente une photonisation sur l'atlantique nord
Facile, pour me retrouver ! Je suis complètement isolée sur l'île de Montréal, vous verrez, là où c'est écrit, en grosses lettres, autour de mon tipi : ICI VIT L'OUTCAST. À p'luche !
J'adore ta vision de l'oeuvre de VLB Maridan'
J'ai la même à peu de chose près. Je n'ai pas pu voir Le ciel bleu ... hélas mais chacun des téléromans précédents me clouait devant la télé, moi qui est si peu télé...
J'aime aussi le language qu'il offre aux comédiens et plusieurs expressions sont dors et déjà passées dans le language populaire québécois! ;-D
Salut Béo ! tu dis bien vrai, il m'arrive de dire entre autres "pour rendre les choses dans leurs grosseurs", "par devers soi"...
C'est tellement musical et vrai ces expressions! J'oserais dire: féminin...
Ah... je n'aurais pas pensé ça d'abord, mais oui, peut-être pour la première surtout. Alors que "par devers soi" résonnerait plutôt comme un petit quelque chose de reliquat religieux (je dis ça parce que ça évoque la conscience, comme dans l'examen de conscience qu'on nous faisait faire auparavant chez les religieux). Une autre, qui n'a rien de vraiment féminin cette fois, c'est "ostie toastée des deux bords" !
Je reviens sur la première. Pour moi elle évoque surtout un rapport à la terre. Pour qui aura vécu sur une ferme ou tout près, je crois que c'est une expression qui pouvait être courante lorsqu'on parlait de la gestation d'une vache, d'une jument ou d'une truie que d'espérer la voir se rendre dans toutes ses grosseurs.
Ces trois références sont exactes Maridan'
La nature, les femmes, la religion et j'osais pas commenter osti toasté sé deux bords mais elle a fait fureur quand même cette expression! ;)
la fin des illusions ................
atmanoun : « la fin des illusions ................ »
Mais encore ? C'est difficile de dire plus de ma part que bienvenue ici et merci d'avoir laissé un commentaire, mais celui-ci est trop bref pour que je puisse en dire plus.
Publier un commentaire