10.8.05

Quitter la ville

Un titre de référence angotique, mais aucun autre rapport avec l'autofictionneuse ne s'ensuit.

Par ces temps caniculaires, l'asphyxie et la saturation des pores suscitent en moi une sacrée envie de partance ! D'ailleurs, y a déjà plusieurs moments que j'y pense, à l'ailleurs. Si, demain, je recevais ce lot d'argent dû et attendu depuis plus de douze ans, je m'en irais aussitôt faire un long séjour dans l'un de ces monastères offrant une bonne cure de santé alliée à des sessions de méditation, dans les Indes ou au Japon, dans les steppes mongoliennes ou au désert. Ou quelque chose comme la clinique Mayo in the USA, quoique je ne sois pas très au fait de tous ces lieux.

Dans ma situation actuelle aux innombrables limites, je me dis que si cela devait perdurer et perdurer et perdurer, ma prestation d'assistée vaudrait peut-être plus si je vivais en région ? Déjà, le loyer serait moins cher. Le serait-ce ? Et le coût de la vie ? Pas sûre, je suis.

J'ai songé maintes fois à un retour au village natal. Mais c'est trop loin de tout. Et puis, depuis le temps, je n'y retrouverais quasi personne de mes années d'école. Et n'y ai presque plus de parenté. Non, à m'en retourner vivre en Gaspésie, il faudrait que ce soit Carleton ou Gaspé ou Matane, proches des services essentiels et d'une certaine vie culturelle. Toujours la proximité de grandes étendues d'eau et de grands espaces, les grandes villes, très peu pour moi.

Mais tant qu'à repartir à zéro, ou presque, pourquoi pas ailleurs ? Au Québec, toujours, hein, car je pourrais tout juste m'offrir les frais du voyage de départ après avoir vendu une large part de mes effets. Ou peut-être à Moncton, parmi la communauté acadienne ?

Bien sûr que si, j'ai pensé à Rimouski, puisque j'y ai déjà étudié. Mais, Rimouski, ou même la ville de Québec (mmm, Québec ne subit-elle pas des canicules de même ordre que Montréal ?), sont-elles des villes où le coût de la vie (d'abord le logement) sont sérieusement moins élevés que dans cette grande métropole montréalaise ??

Il ne s'agit pas de déménager pour déménager, ni de le faire seulement pour des raisons pécuniaires. Ce qui m'a retenue à Montréal jusqu'ici, ce sont ses universités, ses bibliothèques, et ses (ce qui, ces dernières années, est plutôt devenu une virtualité d') opportunités sur le plan culturel. Il y a déjà un bon moment que je ne suis plus l'urbaine active que j'ai été. Et via Internet, on a accès aux médias d'information aisément, parce que cela aussi, ça compte (je me souviens trop bien de mon dernier séjour à l'Île-aux-Coudres et de mon ennui des émissions de radio de la Première chaîne...). Enfin, parfois je me dis qu'un gros vent de changements pourrait m'être très salutaire. L'envie m'en vient souvent, ce sont mes déficits de santé qui me font douter, lorsqu'ils me font la fête.

Z'avez des suggestions ?


2 commentaires:

Anonyme a dit...

À Riki, le loyer est plus raisonable qu'à Mourial, mais tout de même élevé (pour un 3 1/2, par exemple, ça peut varier entre 350 et 475 $, chauffé et éclairé) en raison d'une demande constante (comme le dit le beau slogan « Rimouski, ville étudiante »). À Matane ça risque d'être moins coûteux.
Mais la bouffe est plus chère, apparemment (c'est le cas des régions, m'a-t-on-dit, si on les compare à la métropole).
Si vous habitez au centre-ville ou pas trop loin et aimez marcher, vous êtes peinarde, parce que le métro n'est pas encore construit.

Danielle a dit...

Ouébé on peut pas dire qu'il y a une si hénaurme difference between Mourial et Riki... Mon 3 1/2 actuel est vraiment très spacieux, comparativement à bien d'autres, et je vis dans un secteur si agréable que j'en oublie régulièrement qu'il se trouve à Mourial.

La bouffe, ouais, hein, ça se paie le transport pour cause d'éloignement, qu'y disent les fournisseurs !

M'faites l'impression que vous z'êtes peinard, hein, coquin ?? Le métro...

Aaah la rue de l'Évêché, le boul. St-Germain, pis l'avenue Rouleau ! Je sais pas si la brasserie... L'Étrier ?? s'y trouve toujours ? Ah et pis Le Pichet, au centre d'achats (zut, il s'appelait comment, sur St-Germain ??). Un pied à l'étrier pis un pichet dans la main, j'avais. Et j'tais pas majeure, deux ans durant (b'jour maman !).

0-0 Mourial-Riki. J'bouge pas.

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