29.8.05

Tout doux, tout doux !

Ne l'oublions pas, je suis en convalescence. Il y a maintenant plus de deux semaines que j'ai retrouvé une énergie que je n'avais plus éprouvée de telle façon ces deux dernières années. D'autres symptômes continuent à se manifester occasionnellement, parfois assez dérangeants (vendredi dernier, en journée, j'ai craint le retour de la fatigue extrême, une indésirable léthargie familière se repointant le bout du nez...), mais tout semble indiquer que le changement de cap veut se maintenir. Alors, hein, je me sens comme le prisonnier retrouvant sa liberté (ou presque, aussi conditionnelle soit-elle).

Et là, mes chevaux s'emballent de voir que leur espace pour trotter s'est réouvert. Je dois les retenir un peu, les inciter à y aller doucement. Doucement, prudemment, mais ne pas non plus vivre dans la peur. Malaisé, j'vous dis. C'est un peu pour ça que je m'empresse à mettre mes différents carnets sur pied (le 5e s'en vient). J'ai l'énergie pour poser des assises, et si la maladie revient, je poursuivrai leur développement dans la patience. J'ai aussi quelques démarches à faire sur le plan professionnel. En tout cas, je peux vous dire que c'est assez particulier de recommencer à vivre de la sorte. Pouvoir me faire à manger (et réintroduire graduellement des aliments que mon corps refusait), faire mon ménage, pouvoir faire des plans au quotidien et même à moyen terme, en tentant d'organiser son temps, me discipliner. Malade, y avait plus rien à organiser, y avait à composer avec ce qui s'imposait. Un autre mode de vie.

Dans les circonstances actuelles, je n'ai plus le même temps pour visiter tous mes liens aussi souvent qu'auparavant. Et pour commenter. Et ma correspondance électronique qui a augmenté ! En ces temps d'ajustements à l'avenir incertain (ne l'est-il pas toujours), mais d'horizon apparemment bien plus souriant, sachez donc que, si la cadence de mes interventions varie selon les espaces où je vais, ce n'est pas parce que je vous aurais oublié, ou par manque d'intérêt. Et aux nouveaux qui se sont manifestés, je demande que nous nous accordions tout le temps qu'il faut pour faire un peu connaissance.

Convalescence, n'oublions pas, ni vous ni moi.

Mais sapristi que c'est bon !

4 commentaires:

Bertrand a dit...

Diantre...je ne vous savais point malade chèere amie...

J'espère que tout ces nuages se dispersent vraiment...

Danielle a dit...

Il faut dire que je n'en avais pas beaucoup parlé jusqu'à cet été, mais vous, vous deviez être aux Îles ! Alors merci pour vos bons mots...

Mamathilde a dit...

Je suis très contente que tes deux semaines se poursuivent en une suite de journées au beau fixe.

Danielle a dit...

Ouais, pis s'il y en a une qui peut comprendre ça, c'est bien toi !

Merci.