14.10.05

Introduction à... l'Introduction

Jugeant mon billet initial trop long, je l'ai scindé en deux parties. J'en publie la première ici, et la ferai suivre de la seconde plus tard ce soir.

Le personnage central de l'histoire dont il sera question a vu le jour avec l'homme. Il lui est même vital. Il a connu l'âge de pierre et, au fil du temps, on en fit un objet de cultes, de fables, de passions, de pouvoirs ou de sacrifices. Lieu de tous les secrets, mystères et intrigues, le personnage est également un symbole mis en scène en diverses représentations. Jusqu'à ce que...

Déjà , le ton de l'Histoire était donné, l'auteur l'ayant qualifiée — en son titre même — de perverse. Nous voilà donc avisés que sa fin sera rien de moins que détournée et non conforme au résultat escompté. Je ne sais pas vous, mais moi, je salive depuis le début.

Perverse ou pas, l'idée, déjà, de raconter l'histoire du coeur humain, ça me séduit. Admettez, fallait y penser, non ? C'est vrai, arrêtez-vous un instant et constatez à quel point, en tant qu'organe, symbole ou source de désirs, le coeur joue un rôle dans nos vies, nos sentiments, nos pensées et nos actes. Maintenant, affûtez vos dents et que le “miroir de votre âme” (...vos yeux) ait le regard clair et courageux, car la pensée magique ne pourra jamais être un sésame donnant accès au savoir que l'on nous offre en partage. On n'atteint pas les hauts sommets sans quelque effort, n'est-ce pas ?

Peut-être me reprocherez-vous tous ces préliminaires à l'Introduction de l'Histoire perverse du coeur humain de Milad Doueihi. Sachez donc que, au-delà de la sempiternelle fluctuation de mon état de santé m'indisposant encore à tout — lecture comprise — par moment, il y a le travail de saisie d'une pensée érudite illustrant exemplairement ces mots de Ghérasim Luca : « Celui qui ouvre le mot ouvre la matière et le mot n'est que le support matériel d'une quête qui a la transmutation du réel pour fin. ». Vous ne perdez donc rien à attendre. Par ailleurs, se faire parler du coeur touche... au coeur, so, we've got to handle it with care.


Milad Doueihi, Histoire perverse du coeur humain, Traduit de l’américain par Pierre-Antoine Fabre. Éditions du Seuil (La Librairie du XXe Siècle). 1996, 224 pages.


2 commentaires:

Anonyme a dit...

A propos de cet organe fragile, je livre en pature un extrait d'une chanson de Bénabar, Les Mots d'Amour":
"Ils trouvent encore des formules quand ils se séparent
Et habillent de ridicule la fin de leur histoire
Moi j'ai pas le coeur brisé, j'ai vérifié chez mon médecin
Mais je regrette ces mots d'amour que tu me disais si bien."
No comment!!!!

Danielle a dit...

Les mots d'amour des maux d'amour...

Ton bel extrait illustre très bien l'attribution symbolique faite au coeur, bien choisi !

Et, si tu ne commentes pas, tu chantes ??