27.9.05

Histoire perverse du coeur humain

Ce qui suit fait partie de l'une des raisons majeures pour lesquelles j'avais hâte de me rendre à la Grande Bibliothèque depuis des semaines et des semaines !


Disons que mon exemplaire est tout de même en français, contrairement à la seule image de cette traduction portugaise que j'ai pu trouver qui soit de dimension suffisante pour qu'on y discerne quelque chose.

Je vous livre tout d'abord ce qui en est dit en deuxième et troisième de couverture, en guise d'apéritif, car je compte y revenir plus d'une fois...

« Les aventures du coeur humain orientent plus d'un mythe et d'innombrables chefs-d'oeuvre de la littérature ancienne et moderne.

Organe central, microcosme à l'image de l'univers culturel qui le conçoit, le coeur suscite amour et violence, passions érotique et mystique, don de soi ou meurtre sanglant.

On retrouve ainsi, du Moyen Âge à la fin du XVIIe siècle, d'étranges histoires mêlant une cuisine de l'horrible à la dévotion amoureuse lorsque le mari jaloux tue l'amant de sa femme pour lui offrir son coeur en pâture.

À la rivalité entre époux peut se substituer la relation du père avec sa fille. Et dans cette cuisine macabre, le coeur peut s'associer au sexe de l'amant.

Au-delà des tensions de l'amour courtois, Milad Doueihi évoque l'image du coeur dévoré, lorsque Francis Bacon rappelle que « ceux qui n'ont point d'amis à qui s'ouvrir sont pour leur propre coeur des cannibales ». L'auteur montre aussi combien la théologie du Sacré Coeur a pu jouer un rôle déterminant dans les légendes de coeur mangé. Ou encore, comment ces histoires de consommation perverse peuvent s'éclairer par le mystère de l'Eucharistie — consommation magique et mystique du corps du Christ.

Pour les théologiens, le Christ demeure le coeur et le centre de l'histoire.

La découverte de la circulation du sang par Harvey, en 1628, et la physique cartésienne font perdre au coeur sa centralité symbolique au profit du cerveau. Inaugurant de nouvelles perspectives, Pascal ouvre alors au coeur les voies subtiles de l'intelligence intuitive, à l'articulation de la mystique et de la science.
»


Milad Doueihi, Histoire perverse du coeur humain, Traduit de l’américain par Pierre-Antoine Fabre. Éditions du Seuil (La Librairie du XXe Siècle). 1996, 224 pages.


6 commentaires:

Anonyme a dit...

Diable... Plaies du coeur se contrepête en que du plaire... Voui ce doit être ça. Mais diable vous lisez fort bien entre mes lignes. la mécanique percée à nue. Z'êtes bien la première. Les autres se contentant de la musique de mes fadaises. Quel talent Es Carpée.

Danielle a dit...

Dites, Hrundi, que je m'assure que je vous suive bien, cet entre-les-lignes que je décèlerais, c'est à cause de ce dont traite ce livre cité ici ou à cause de mon dernier commentaire chez vous ??

Que vous vous moquâtes de moi ou non, je renchéris (et non "je rends, chéri"). Vos fadaises n'en sont nullement, ni à mes yeux ni à mes oreilles. Il y a du Satie et du Bach dans votre musique.

Enfin, vous voyez, la différence que je verrais entre Milad et vous, c'est que vous, vous philosophez en allégeant, alors que lui allège en philosophant. Haute voltige s'il en est

Anonyme a dit...

Allez donc voir votre mail...

Danielle a dit...

Z'avez eu raison de m'écrire via courriel : il y a des compromissions qu'il vaut mieux ne pas faire à la vue de tous...

Hé hé hi hi ha ha ho ho hiihaa !

Je me tords de rire à m'en rouler par terre !!

Maintenant, je m'en retourne à mes lectures sérieuses, c'est bien beau, la rigolade, mais j'éprouve le besoin de chair après l'os...

Anonyme a dit...

La couverture est celle de la traduction portuguaise. Autrement, mille fois merci.
miladus

Danielle a dit...

Bien, j'ai fait la correction. Merci.