Pour autant qu'il m'est possible, je suis généralement (mais je ne jure plus de rien si elle ne cesse de s'étirer...) une lectrice assidue des carnets ou sites qui se retrouvent en liens dans la section de droite. Pour autant qu'il m'est possible aussi, je tente de fureter dans les archives du temps qui m'aura échappé avant que je ne découvre leurs auteurs. Mais on ne peut tout faire à la fois, comme vous savez.
Tantôt, j'ai laissé un commentaire chez l'Ogre de l'art, un commentaire portant sur un point plus spécifique que ne l'était la largeur du passionnant (et essentiel à l'existence du carnet dudit auteur) propos de ce cher Henri Barras. Puis j'ai décidé de vous le retransmettre ici. Ça me plairait assez de vous entendre sur le sujet...
« J'aime beaucoup, je crois l'avoir déjà dit, cette réflexion amorcée et poursuivie chez vous sur ces notions d'art cru et cuit. Et cette analogie du saut périlleux, que j'associe à un même phénomène qu'illustre pour moi l'arcane xvi du tarot dont j'ai déjà parlé chez moi.
Je vous suis bien partout dans ce billet du jour. Aussi, j'aimerais bien vous faire part de quelques éléments toujours résonnants en moi...
- Est-ce que les gens "normaux" sont nécessairement sains d'esprit ?
- Est-ce que, et ça n'a rien à voir pour moi avec du "politiquement correct", l'emploi de l'expression "malades mentaux" est tout à fait juste (dans un sens de justesse) ? Car là, comme chez les "normaux", il y a pour moi tout un nuancier à envisager. Certes, certains êtres sont entièrement dévorés par une maladie ou folie qui les ronge, mais tout un tas d'autres ne le sont que de façon partielle, c'est pourquoi l'on parlera de personnes atteintes de maladie mentale, ce qui n'occulte pas la réalité de l'être humain en son entier qui la subit et qui n'est pas que cela. Pardonnez mon insistance, mais je tique toujours devant les étiquetages qui enferment. Enfin, s'il y a des maladies mentales plus caractérisées que d'autres, pour le reste j'observe qu'ils sont rares ceux qui, sans sombrer dans la folie, ne font pas preuve de déraison à divers degrés. Et que c'est souvent de cela qu'il s'agit, me semble-t-il, de degrés qui font que celui que l'on nomme malade mental ne nous est pas aussi étranger qu'on aime bien le croire. De degrés, donc, ou/et de circonstances et divers facteurs environnants.
Mais il doit s'en trouver parmi vos lecteurs qui soient plus à même encore de parler et d'élaborer sur le sujet. Pour moi, la discussion demeure toujours ouverte...
Et je demeure très attentive à vos développements sur le sujet, car c'est vraiment là une réflexion très riche que vous avez entamé, en rien banale. »
Voilà pour la tangente que j'ai empruntée et envers laquelle j'espère que vous ne souffrirez d'aucune hésitation à vous en saisir en commentant selon votre perspective. Cela dit, je vous incite, si cela n'est déjà fait, à prendre connaissance de la démarche hors normes et très saine de cet Ogre si amène qui, je le souhaite, ne se trouve en rien agacé par mon qualificatif qui dénote plutôt mon attachement à son égard, un qualificatif s'inspirant des consonances évocatives de Barrastoutcru associées, dans ma fantaisie, à celles de Lustucru...



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