14.6.05

Lumières et couleurs

Le bassin de l’ange, Kamal Boullata, 1997

un jour le soleil s'est posé au
coeur de l'amertume
les plaies se sont fermées sur l'envol
d'un oiseau
l'oiseau libéré
devint astre du soupçon


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

J'ai vu l'aube pâlir
quand le matin a glissé dans la transparence du désir.
Le sable inespéré s'est mêlé au dire confus.
Tout dire.
Quand le tout est un vol incendiaire.



Tahar Ben Jelloun, Les amandiers sont morts de leurs blessures, Maspero/La découverte, 1976. 265 pages.

Aubade III, Kamal Boullata, 2001

Ces deux oeuvres de Kamal Boullata accompagnent un texte de l'artiste même, publié par Lekti-écriture. Je ne saurais trop vous inciter à le lire. J'en ai retenu quelques-unes de ses citations (à lire ci-dessous). Par ailleurs, je vous invite à fureter sur ce site, vous y ferez des découvertes, et ne négligez pas leurs archives sonores !

La géométrie est aux arts plastiques ce que la grammaire est à l’art de l’écrivain.
Guillaume Apollinaire

L’art ne rend pas le visible, plutôt il rend visible.
Paul Klee

Rien de visible n’est compris par le seul sens de la vue, sauf la lumière et la couleur.
Al-Hassan Ibn al-Haitham

L’eau est de la couleur de l’aiguière.
Al-Junaid


(en cliquant sur l'image, vous parvenez au site d'où elle provient)

4 commentaires:

Kevin a dit...

Un livre que je te conseille sur la philosophie de l'art est celui de Maurice Merleau-Ponty qui s'intitule "L'oeil et l'esprit". C'est pas très long à lire. C'une étude sur le problème des sens et de la perception de l'art des artistes. Une superbe étude que l'on se plait à relire plusieurs fois, à cause de son style, mais aussi parce qu'il ne se laisse pas comprendre du premier coup. Avec Merleau-Ponty, il ne faut pas avoir peur de revenir sur ce qui dit, peser le sens d'une petite phrase qui en dit plus long que l'on ne pense.

Danielle a dit...

Je note, je note ! C'est pareil avec Jean Starobinski, dont le Portrait de l'artiste en saltimbanque dont j'ai parlé récemment. Je l'ai encore pour quelques jours, et je souhaiterais me le procurer éventuellement. Le regard de JS est d'une telle densité et entraîne vers tant d'avenues.

Hypérion a dit...

Je débarque sur un blog qui semble se complaire à snober l'ensemble des arts populaires (cf mon article du 14 juin). Je neveux surtout pas me montrer insultant. C'est très interressant et enrichissant. Un conseil de lecture populaire très fouillée, foisonante de réfexion dans un univers à la Star wars (en bien mieux): il s'agit d'Hypérion, de Dan Simmons, qu'o peut lire soit comme un Space Opera très prenant, soit comme une réflexion très poussée sur la relation entre l'homme et Dieu. Essaye, c'est vraiment une oeuvre majeure.

très bon blog au demeurant

Salutations

Danielle a dit...

Ben moi je débarque tout juste de... l'auto de mon neveu, et j'ai encore les oreilles tout pleines de Nine Inch Nails et de Porcupine Tree. Pas de rapport avec ce que tu dis, c'est le mot débarque qui fait le lien ^_^ ! Il est cool, le neveu. Il fait de la musique lui itou et un bon jour, on entendra sûrement parler de lui. Mais c'est pas du pop, alors on ne perce pas aussi aisément quand on choisit cette voie là.

Je jetterai un coup d'oeil à cet Hypérion, c'est sûr. Merci de me le signaler.

Par contre, je ne vois pas de quel article tu parles, celui du : cf le 14 juin ???