Ce matin, je découvre [un peu] pourquoi j'aime la poésie. Cette illumination, je la dois un peu à ce fichu internat ! Aussi, je vous invite à cliquer sur ce lien pour aller voir l'oeuvre et lire le poème de Mimi Parent que X a publiés avant de poursuivre votre lecture ici. (En fait, je ne suis pas sûre, pour le poème. Il pourrait fort bien être de X lui-même.)
J'aime les poèmes parce qu'ils m'apparaissent parfois comme des équations à décrypter, et j'ai toujours assez aimé l'algèbre, même si elle m'en a fait baver, même plus tard avec des cours de statistiques où je m'emmêlais dans les notions d'intégrale et d'infini.
J'aime les poèmes parce qu'ils prennent parfois figure de tours de magie. Lesquels je pourrais désirer apprendre à faire moi-même, ou lesquels je me plairai à juste contempler, tel un feu d'artifices, pour le pur ravissement de mon être.
Un poème, c'est l'étrangeté et la musique d'une autre langue. Avec des mots qui font partie de la mienne pourtant, mais qui me font entrer dans un autre univers. Ils sont mes voyages sur la lune, dans le cosmos, ils sont mes plongées dans les abysses sous-marines, ils sont un vol de papillon ou d'aigle.
Tous les poèmes ne suscitent pas ces sensations là en moi. Il y en a qui me laissent indifférente, voire m'ennuient. Je ne fais pas de l'effet, aussi intense soit-il, une assise où juger de leur valeur.
Ce matin, je sais seulement que j'ai contemplé de la Beauté.
(Je vais également flotter quotidiennement dans la Beauté de la Nébuleuse Marie-Lumière. Un jour, je saurai trouver les mots pour vous en parler. Je n'ai pas suffisamment de distance vis-à-vis de sa poésie et n'ai pas envie, en cet instant, de m'en abstraire pour y parvenir. Ma parole à son endroit n'est pas encore le fruit mûr qu'il lui faudra être pour ce faire.)



2 commentaires:
Je n'ai parlé que de la poésie, mais ce sont à la fois le poème lu et l'oeuvre vue chez X qui m'ont ravie. Préciser, donc, qu'en fait c'est de l'Art, au total, dont il fut ici question.
À titre d'information, le poème a été écrit par X, justement. X, de son nom, Maxime Catellier.
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