
mais le contraire de un,
de sa solitude.
Deux est alliance, fil double
Qui n’est pas cassé. »
En vue : lame de fond heureuse. Erri De Luca : un recueil de nouvelles à lire. C'est [déjà] le contraire de un [roman]. Erri De Luca, dont les personnages sont entiers. Ça a l'air de rien, ce mot, entiers, et pourtant De Luca les sculpte et leur insuffle la vie comme rarement j'ai pu expérimenter pareil phénomène dans des romans. Du bonheur à effeuiller. (Il faut lire Montedidio et Trois chevaux, si ce n'est déjà fait.)
Le contraire de un seul livre, c'est aussi le péché que j'ai commis tantôt, à la bibliothèque. J'allais chercher Humain, trop humain de Nietzsche, à cause de Miladus. Mea culpa mon Père, j'ai succombé à la tentation, et plutôt 12 fois qu'une ! C'est impossible, je ne peux aller à la bibliothèque et n'y emprunter qu'un seul livre. J'ai essayé. Bien des fois. Veule, je suis. V E U L E.
Comment résister lorsque vous voyez, parmi les nouveautés, Tabucchi, Rimbaud (ses plus beaux manuscrits) et puis, tiens, un titre provocant La fascination du pire, de Florian Zeller. Et, bien engagée sur la pente glissante, j'ai soudain songé à Zénon. C'est qu'il est très hot, le Zénon. J'vous l'dis, ses archives sont analogues aux enfers des plus grandes bibliothèques ! J'exagère... à peine. Alors, Les cahiers de don Rigoberto de Vargas Llosa, et deux Alessandro Baricco, Océan mer et Sans sang.
Il y a encore une référence de Foglia, Pratiques de la pensée, par cinq philosophes québécois; Écrire pour inquiéter et pour construire, de Jean-Jacques Pelletier; Nietzsche, L'Art et la Vie, par Philippe Choulet et Hélène Nancy; et enfin, Par delà le bien et le mal, toujours Nietzsche...
Les lirai-je tous ? Ça, c'est une autre histoire... Ah et je ne vous ai pas parlé de ma discussion avec la bibliothécaire ! Je compte écrire une lettre pour la presse. Je vous tiens au courant.



7 commentaires:
J'ai lu trois chevaux et j'avais bien aimé. Mais pour l'instant j'ai plusieurs lectures en court.... et pas trop de temps.
C'est sûr que si je devais aller dans le Tessin, j'en aurais pas beaucoup de temps, moi itou !
HIhihi: si y avait que ça.... le casse-tete pour le condo se poursuit... les préparatifs pour le Québec aussi, le travail ordinaire et j'en passe... he he he.
Dis-moi pas que tu pourrais parvenir au stade d'envier la personne atteinte de déficience en santé que je suis et qui se donne des airs de peinarde ??? Hé hé hé !
Peinarde, pffft ! Aujourd'hui, je profite du temps plus frais et de ce que je n'aille pas trop mal pour faire un peu de ménage. Mais je dois mesurer mes efforts, car si je dépasse mes limites, ça entraîne de nouvelles crises de douleur. Alors j'en fais un peu, je prends une pause, j'en fais un peu, je... L'affaire, c'est que le "un peu" peut quand même être trop et que je ne le saurai qu'après coup. Malgré tout, Mai a été un meilleur mois que les précédents, tout bien considéré. Finalement, je ne reverrai mon spécialiste que début juillet, puisqu'il m'envoie passer un autre scan. Alors les parfums d'Italie, ils sont pour moi dans les bouquins. Y a bien pire, vraiment.
A voir la vitalité de ton blog c'est étonnant. Et le ménage... c'est pas si important finalement. Faut faire ce qui te plait. Voilà la règle à suivre. ;)
La vitalité de mon blog est inversement proportionnelle à la mienne !
J'exagère un peu, mais je te dirais que le fait d'écrire ou de transcrire, c'est souvent pour moi des échappées. J'évite ainsi de sombrer dans un état végétatif, de m'ennuyer mortellement, ou de baigner dans la plus totale des inutilités. Et ça me permet de garder la main côté écriture. Et puis, du temps, j'en ai à revendre actuellement !
Quant au ménage, je te dirais que vivre dans un milieu insalubre peut être nuisible pour la santé, et qu'une accumulation de désordre n'est en rien enthousiasmant lorsqu'on se demande si on finira par en voir le bout tellement la fatigue souvent si intense peut être paralysante. (diantre ! c'est rendu que je fais des phrases loooongues à la Proust !)
J'essaie donc de multiplier mes sources de plaisir selon mes possibilités, parce que le plaisir génère de la vitalité. En tout cas, plus que de s'apitoyer sur soi. Mais Mai a été moins difficile et, si la tendance se maintient, juin suivra cette voie.
Je te le souhaites vivement. Vive juin et Maridan' ;-D
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